thinkgood
Le solide à terre


Le solide à terre....

j'ai l'air de rien comme ca mais les femmes je les connais....

ouille oui...

c'est pas passeque je suis pas mariné que je connais pas les femmes...

je les connais drolement... même que j'ai eu de la chance...

la premiere que ja connue j'étais tout petit bébé... je suis nénufort un jour sous une belle étoile...

d'un père inconnutot et d'une mère courage

ma mère, je la connaissais déjà depuis longtemps.... depuis des mois... depuis que j'étais minuxcule....

c'était une femme esstradinaire... une femme d'intérieur agréable....

j'étais bien chez elle... je flottais... j'étais comme dans la mère...

mais ca a pas duré

un jour elle a dit qu'elle pouvait plus me supporter.... que j'étais devenu son inflation... elle m'a mis a la porte; sprouitch

moi, quand j'a vu comment c'était dehors, tout de suite alors j'a pas perdu de temps... j'ai fait waaah waaah

waaah waaah

wahhhhh

alors, ma mère qui était tres bonne pour moi m'a pris dans ses grands doigts de féminine et elle m'a versé dans mon verseau

et tout de suite je m'a calmé... c'était bon signe

donne lui tout de même a boire lui dit mon père....

là, c'a été complicaillé; pôvre petit bébé que j'étais, je savais pas....

ca sait pas un bébé... quand on est grand, on est habitouillé... on sait choisir...

mais le bébé il sait pas... il sait pas a quel sein se dévouer... pour lui, c'est la mère a boire

heureusement ma mère était très énormement nourissante...

et j'ai eu une enfance mâle et heureuse...

elle était bonne pour moi ma mère....

elle s'occupassionait de moi toute la journée... le matin, le midi, le soir... même la nuit elle s'occupassionait de moi... c'était une ^`ere veilleuse...

bien sur un jour, comme tout le monde, un jour, je suis été a l'école

NON

il faut pas que j'exagerationne... je suis été seulement une demi journée...

oui...

passeque quand je suis arrivé la, j'avais le coeur qui pilpatait

et les spatules qui grelottaient

j'étais tout tumide devant la demoiselle... faut dire que c'était ma première maitresse alors....

en tout cas... j'a pas pu rester...

j'a continouillé l'école dans la nature...

là, j'ai apprit des choses... j'ai apprit les abeilles et les fleurs.... ouille, les abeilles, c'est vermouilleux...

faut les voir sortir de leur cruche le matin... et ca travail, ca l'arrete pas... toujours ca fleurette ca lutine de fleur en fleur pour faire le mièvre... ca transpollene....

les fleurs c'est pas pareil... les fleurs ca sait rien faire... ca bouge pas... oui, desfois, ca tourne un peu avec le soleil...

ca sait rien... ca sait rien faire... ca saurait meme pas faire un bébé-fleur

s'il y avait pas les abeilles...

et ca sait meme pas se défendre....

ca s'émotionne pour un oui pour un non... j'en a vu une l'autre jour entre deux amoureux... je t'aime, un petit peu, beaucoup, très pluss, avec passoire, a la folie.....

c'a pas été long... elle a perdu les pétales la pôvre

un peu pluss tard, j'ai fait l'école frissonniere et j'ai appris les filles...

la premiere que j'ai apprise elle était toute jeune, toute petite.... seulement a demignonne... pas mure, encore toute verte... mais elle sentait bon; une vraie chlorofille...

tous les jours on se voyait dans le parc.... sur un banc pudique.... c'était beau... c'était beau... c'était l'amour plate eunuque bien sur...

....

voila.... 5 pages...

il en reste 5 autres...



(un ami qui a eu la gentilesse de me partager  quelques pages d'un receuil de textes de Marc Favreau... merci encore)